👀 𝗧𝗥𝗨𝗘 𝗦𝗧𝗢𝗥𝗬. #NOFILTER
- Eric BERTIN

- 6 mars
- 2 min de lecture
En direct de La Chaux-de-Fonds, il y a 30 minutes sous mes yeux (et mes oreilles)…
👨🦰 Il est commercial dans la bière, venu vanter les mérites de sa dernière bière sans alcool.
💃 Elle est la patronne du bistrot. Une bonne table à menus du jour en plein centre- ville. Il fait beau. La terrasse est pleine. C’est plus parsemé à l’intérieur.
👨🦰 Il est bien élevé et joue sur les artifices dictés par les anciens, il s’assied à une table proche du comptoir pour pas la rater et commande une eau gazeuse pour dire qu’il a payé une conso. Il attend… attend… qu’elle veuille bien lui accorder un peu de temps entre les encaissements des dernières tables de midi et la plonge qui s’entasse derrière le zinc.
💃 Elle s’assied enfin. Gros charisme. Ce que l’on eut coutume de qualifier d’une « très belle femme » (on se ferait démonter en disant ça de nos jours). Apprêtée, très classe sans que cela ne l’empêche d’aider ses employés en terrasse en même temps qu’en salle. Bref elle en impose 👊
👨🦰 Lui, après avoir servi 2 verres, 1 pour elle, 1 pour lui : « C’est l’avenir de la bière sans alcool, avant on avait des doutes, avec la nôtre vous ne voyez pas la différence d'avec une bière classique. C’est bluffant ! Tout ça c’est grâce aux nouvelles technologies dans lesquelles on a investi. C’est la meilleure de Suisse, et je dis pas ça parce que c’est la mienne, je dis ça parce que je le pense ». Bref que des punchlines surannées certainement soufflés par son patron ou son marketing pour faire sensation. Ces trucs qui fonctionnaient (encore que !) dans les années 70.
💃 Elle : « Mais j’aime pas la bière. Et puis j’ai pas de place dans les frigos »
👨🦰 Lui : « Ah mince… alors oui si on n'a pas d’espace pour les mettre c’est compliqué. Faudrait que je vous trouve un frigo… on dort là-dessus et on en reparle la prochaine fois ? » Il a fait un cul sec sur sa bière et il est parti. Elle avait évidemment déjà quitté la table entre temps.
🎭 Une fois le carnage terminé, je me présente à la patronne pour lui demander pourquoi elle n’a pas acheté. Sa réponse : « j’ai un contrat avec un autre brasseur et mes employés vont tout confondre, on a trop de produits différents. »Bref, il a voulu vendre le QUOI, sans se battre, et en reportant à plus tard. Il aurait fallu lui vendre le COMMENT et le POURQUOI, là, maintenant, sur le moment. Et pour ça il aurait dû tisser une sincère découverte autour d'elle et de son affaire plutôt que de faire de l'incontinence verbale autour de son produit à lui 🤷♂️
Et dire que pendant que j'écris ça, il est sûrement au téléphone avec son patron pour lui expliquer que le produit est trop difficile à vendre et qu'il faudrait investir dans des frigos à offrir aux bistrotiers... 🤦♂️
#laVENTEcestCHIC 🎯💪💸🚀📈
Mais je peux pas être partout… 😅





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